La ressource est fragile, sans faire appel aux images dramatiques que nous pouvons voir au « 20 heure » soyons conscient de notre chance d’avoir l’eau « au robinet ».
Faites la chasse aux fuites, comparez les chiffres relevés au compteur le soir et le matin. La différence vous indique la présence de fuites sur votre réseau. Ne soyez pas étonné si ces différences sont énormes, effectivement une chasse d’eau qui fuit peut gaspiller des centaines de litres d’eau potable par jour !
Les « petits gestes » sont nombreux : ne pas laisser couler l’eau pendant la vaisselle, privilégier la douche, faire tourner les machines à laver le linge ou la vaisselle quand elles sont pleines, installer des économiseurs sur les robinets, la chasse d’eau (ou déposez une brique dans le fond du réservoir).
Binez régulièrement la terre en vous souvenant de l’adage : « un binage vaut deux arrosages ».
Limitez l’évaporation en arrosant à l’aube ou au crépuscule.
Récupérez l’eau de pluie en installant une cuve (enterrée ou non) à la sortie de vos gouttières. Un crédit d’impôt de 25% sur l’achat et l’installation de matériel était valable jusqu’au 31 décembre 2009. Actuellement à l’arrêt ce dispositif devrait repartir sous peu.
Un repère simple est de privilégiez les produits de lessive, de vaisselle et d’entretien certifié éco label (en France, il est délivré par l’Afnor, organisme de certification indépendant).
Tout d’abord il faut rappeler que la législation interdit de se servir de produits phytosanitaires à moins de cinq mètres d’un cours d’eau (au minimum, certains produits le sont à … 50 mètres !).
Cette interdiction est compréhensible au vu de la dangerosité de ces molécules chimiques (effets mutagène, cancérigène, stérilité …). Molécules qui finiront par se retrouver dans les puits de captage en eau potable.
A l’échelle du particulier ces produits peuvent être remplacé tout simplement par de l’eau bouillante. Le responsable « végétal » d’une grande surface spécialisé nous a aussi confié que le meilleur désherbant au monde était la binette !
Comment s’occuper de ma berge ?
Si vous avez la chance d’être propriétaire d’une berge d’un cours d’eau voici quelques « trucs » pour s’assurer de sa stabilité et permettre une bonne qualité écologique :
La première chose à faire, si elle n’existe déjà, est de planter une ripisylve, même d’une largeur réduite et de semer du « gazon » si la terre est à nue.
Ensuite il faut bien choisir les espèces, par exemple les conifères de par leur système racinaire traçant protègent très mal les berges. Au contraire le « champion » de la tenue de berge, le cornouiller sanguin, possède un système racinaire très dense. Et ce qui ne gâte rien sa couleur rouge vif assurera une très belle décoration même au cœur de l’hiver.
Les autres espèces arbustives recommandées sont le saule et l’aulne. A noter que le saule se bouture très bien, vous pouvez ainsi avoir à peu de frais une végétation très bien adaptée.
Taillée une fois l’an « votre » ripisylve s’enracinera très bien. Vous apporterez ainsi le gîte et le couvert pour les insectes, oiseaux et poissons et ferez ainsi de grandes économies de télévision !
Si une ripisylve existe déjà la meilleure solution est souvent de ne rien toucher sauf si des arbres menacent de tomber et d’emporter une partie de la berge. Vous devrez alors pratiquer un recepage ou même abattre l’arbre menaçant.
N’hésitez pas à nous contactez si vous avez des questions.